De Casabarata à Riyad : l’art de la transmission selon mounir fatmi
Né à Tanger et formé entre Rome, Casablanca et Amsterdam, mounir fatmi puise dans ses premières années passées au marché aux puces de Casabarata — un lieu qu’il décrit aujourd’hui comme son premier musée. En travaillant avec des « médias morts » tels que les cassettes VHS, les câbles d’antenne ou les machines à écrire, il compose ce qu’il nomme une « archéologie expérimentale », ancrée dans les ruines de la culture de consommation.
Ses installations ont été présentées dans de prestigieuses biennales (Venise, Sharjah, Dakar, Gwangju…) ainsi que dans de grandes institutions internationales, dont le Centre Pompidou, le MAMCO, le Mori Art Museum, le MAXXI et le Louvre Abu Dhabi.
Pour ColAAb, mounir fatmi a imaginé une nouvelle variation autour du thème des réseaux avec Before the Storm, une série vibrante de panneaux de rideaux japonais réalisés en câbles d’antenne blancs. Symbolisant les réseaux médiatiques mondialisés, ces câbles — tissés, superposés, entrelacés — deviennent des métaphores visuelles de la société contemporaine. Entre forme et information, écriture et pouvoir, ces œuvres saisissantes prolongent son exploration de l’obsolescence des médias et de la transmission du savoir.
🔜 Cette semaine, mounir fatmi expose Circles 02 – 2011 avec Lawrie Shabibi à Art Week Riyadh, Booth 7, Hall B5, JAX District — une nouvelle plateforme initiée par la Visual Arts Commission d’Arabie saoudite.
🔎 Il est également présenté dans l’exposition collective Ce que l’horizon promet à la Fondation Groupe EDF (Paris), visible jusqu’au 28 septembre 2024.
🆕 Et actuellement au Centre Pompidou, dans Énormément bizarre, une exposition dévoilant la collection Jean Chatelus donnée par la Fondation Antoine de Galbert. Son bas‑relief La Pieta (2009) y figure parmi les œuvres de cette exploration riche et éclectique de la collection privée.